FENX

FenX est un artiste urbain né en 1974 dans les Hauts-de-Seine (92). Il vit et travaille actuellement en France. Adolescent, il se passionne pour le mouvement street art : graffiti, hip hop, skateboard. Et c’est en 1995 qu’il crée son pseudonyme FenX (prononcer Phénix). Rebelle, il s’initie au graffiti pour braver l’interdit. Bercé par la culture des années 1980 (mangas, super héros, BD) FenX délaisse peu à peu les murs et les spots urbains pour se consacrer principalement au travail sur toile, medium qui lui permet de pérenniser sa création. Les artistes tels que Lichtenstein, Warhol et les peintures de Crash le fascinent. Il revisite les chefs d’œuvres du mouvement Pop Art, il retranscrit l’énergie urbaine sur ses toiles et y introduit des points de réflexions sur notre société à travers des phrases cachées, des dessins clin d’œil ou par le titre donné à sa composition. Les œuvres de FenX sont exposées en France et à l’étranger (États-Unis, Singapour, Hollande, Hong-Kong, Oslo).

 

L’ATLAS

Jules Dedet alias L’Atlas est un artiste urbain, né à Toulouse en 1978. Féru de voyages, il vit et travaille actuellement à Paris.

Bercé par la culture Hip-Hop des années 90, il s’initie au graffiti sous le nom de L’Atlas qu’il adopte pour sa dimension universelle. Fasciné par la calligraphie chinoise et arabe dont il admire la beauté du trait et du geste, il décide d’en apprendre plus sur cet art, et à la suite d’une rencontre, part étudier la calligraphie arabe traditionnelle en Afrique du Nord (il voyagera au Maroc et en Égypte).
A son retour, riche de ses nouvelles expériences, il s’applique à traduire le travail d’écriture qu’il a appris dans notre alphabet latin et donne ainsi naissance à sa propre typographie ; un style singulier, résultat d’un mélange harmonieux entre calligraphie, géométrie et spiritualité.

Au début des années 2000, il s’initie au collage de boussoles sur le bitume parisien en s’inspirant des codes géométriques du Koufi (qu’il a appris en Egypte) et produit aussi des affiches XXL représentant des labyrinthes traçant son nom. Dans le même temps, il développe un travail d’atelier, expose ses œuvres dans des galeries d’art urbain contemporain ou des salons à la renommée international comme le London Art Fair. Plus encore, il performe en live à Venise, Pekin ou encore New-Delhi.

Parce que la calligraphie est recherche d’équilibre, le coup de pinceau de l’Atlas joue des équilibres et des déséquilibres, des mouvements, des allures. Particulièrement attiré par l’idée de créer un langage pictural universel, qui soit un juste équilibre entre la forme et la lettre, L’Atlas présente la particularité de rechercher et de renouveler systématiquement son approche et son expression de la lettre et de la ligne, du rythme codifié de l’écriture, cherchant la frontière de l’illisible, et menant méthodiquement son œuvre vers l’abstraction et le minimalisme ; il considère ainsi toute forme comme une lettre et tout lettre comme une forme.

Figure majeure et internationalement reconnu du street art, il est renommé pour ses façades peintes ainsi que pour ses performances monumentales réalisées à même le sol des villes sur des lieux historiques
Inspiré par le déplacement de l’écriture, sa vocation première est de transmettre un message zen et épanoui dans un milieu urbain et construit.

TANC

Diminutif de son prénom Tancrède, TANC est un artiste peintre, plasticien et compositeur de musique électronique. Né en 1979 à Paris, il y vit, y travaille et se partage ses deux passions : la musique est l’art, chacune inspirant l’autre.
Membre du Crew VAO et du mouvement artistique Graffuturism, il passe son adolescence à dessiner et à peindre.

Il faut attendre 1996 pour que l’artiste bombe son premier mur, une peinture abstraite en format XXL, influencée par des œuvres comme celles de Futura 2000 ou par celles des grands maîtres de l’expressionnisme abstrait. La technique de peinture à la bombe (caps) lui permet d’avoir un résultat immédiat et instinctif, de ‘projeter’ sa peinture et surtout de ne pas toucher le medium qu’il travaille. Véritable révélation, TANC n’a jamais cessé de graffer, que ce soit dans la rue ou sur toile, ses bombes ne le quittent plus.
Depuis, il a développé une technique de lettrage singulière, qui lui a permis de se faire un nom, et de se faire connaître et reconnaître du grand public.

TANC retranscrit ses émotions, ses états d’âme : certaines de ses peintures peuvent être comparées à la lecture d’un électrocardiogramme, ou à celle d’une partition de musique. Ses recherches sont axées sur la synthèse entre le trait, le rythme, la couleur et l’énergie.C’est sa musique intérieure qu’il peint : des lignes, des formes, des couleurs, des oscillations qui sont en parfait accord avec ses vibrations intérieures. TANC compose sa musique et ses toiles avec une grande spontanéité. Dense ou léger, complet ou non structuré, son art n’est pas un jeu mais plutôt un mode de vie. Par-dessus tout, ce qui frappe est l’intensité de son travail, sa musicalité et la résonance remarquable des lumières et de la texture.

Artiste reconnu à l’international, Tanc a exposé à New York, Londres, Berlin, mais aussi à Marrakech, Paris…
En mars 2013, il participe au « Mois de la francophonie » à Beyrouth à l’Institut français du Liban.En 2014, il produit une collection street-art pour les magasins Monoprix.

ZENOY

Né en 1974, Zenoy est issu de la banlieue ouest parisienne. Héritier de la technique du writing, il découvre le graffiti à la fin des années 80 à travers l’un de ses camarades de classe qui, fraichement revenu des Etats-Unis, gribouillait des tags sur ses feuilles de cours. Instantanément pris dans les mailles du filet, il se trouve rapidement un premier blaze, Awaysun, qu’il commence à graffer dans les rues, sur les trains et sur les bus le menant à l’école dès 1988.

En 1991 il se frotte au crew des DKC (composé de ZEA, KEAL, MOCK, DESNO, RELAX, STEO, YEEMD, NABEAL et bien d’autres…). Puis, en 1995 il rejoint le crew des D77 grâce à sa rencontre avec SEZAM, l’un des plus gros acteurs du subway art parisien de l’époque. Zenoy est un pur writer. Ce qui le fait vibrer c’est la signature, l’urgence. L’essence de son art vient de la rue et de l’écriture vandale qu’il transpose maintenant sur toile. Son style est de plus en plus sollicité dans le marché de l’art.
Malgré tout, son métronome reste le graffiti et la lettre. Son berceau urbain ne l’empêche pas d’amener la typographie vers de nouveaux horizons. Cherchant à harmoniser couleurs et formes, il s’inspire d’expériences personnelles pour donner du renouveau à ses productions.

Son style s’intègre aujourd’hui parfaitement dans le paysage de l’art urbain contemporain : entre tradition et innovation. Avec son trait instinctif et incisif, il amène ses typographies dans un mélange de couleurs explosives et de jeux de matière.
Il se réinvente inlassablement, en amenant le graffiti toujours plus haut ; notamment en diversifiant ses supports : murs, toiles, boites aux lettres ou encore art toys font désormais partie de son sanctuaire artistique.

Zenoy est présent aux 4 coins de la France, Paris, Lille, Strasbourg… A exposé dans des institutions comme la fameuse Urbanartfair, la renommée Maison Artcurial, Art Elysées ou encore a peint l’équipe Française pour la coupe du monde 2018.

PRO176

PRO176 naît le 29 juillet 1976 à Paris, et grandit à Choisy-le-Roi, petite ville de la banlieue sud parisienne. Dès l’âge de 5 ans, il commence le dessin en autodidacte, en recopiant les personnages de Jack Kirby, célèbre dessinateur américain de comic-book.
Les bandes dessinées d’Outre-Atlantique que sa maman lui achetait à l’époque, seront ses premières lectures et l’influenceront pour toujours.

C’est en observant un jour la technique des 2 graffiti-artistes Mode2 et Colt, alors à l’affiche du festival « 89 jeunes pour l’égalité » en 1989, que le jeune Pro a la révélation et décide de dédier sa vie à la peinture. En 1991, il a entre ses mains son 1er classique, le SprayCan Art (le Sacro-saint livre du graffiti), désormais « contaminé », la krylon lui coule définitivement dans les veines.
En 1996, il rejoint les rangs de l’infâme et célèbre Grim-Team. L’année suivante, rebaptisé  » PRO 176 « , il participe à la fondation du groupe UltraBoys International. Avec Gold Jaba, Sozyone, Kool Func 88, Byz, Shake et Kool Recto, ils revendiquent une nouvelle forme de graffiti, une esthétique imprégnée toujours de Marvels, de mathématiques abstraites futuristes, du constructivisme alphabètique et du cubisme Picassonic facial, brutalement raffiné. Une sorte d’Avant-Garde Pure Graffiti, ignorant toute autre vision du graffiti, supposée inutile.
C’est en 2010 qu’il intégrera le groupe des RTZ (Return To Zero), basé à Berlin en Allemagne, autres révolutionnaires de la lettre futuriste en Europe.

Quand il rencontre SEEN en 2009, le contact se fait naturellement avec le « Godfather of graffiti », une collaboration avec le Seen Studios voit rapidement le jour, le hasard veut que plus jeune, il ait été influencé par le chapitre de ce dernier, dans SprayCan Art et 20 ans plus tard, ils travaillent côte à côte. A ses côtés, il apprendra le maniement du pinceau et l’utilisation de l’acrylique, son travail bénéficiera d’un rendu encore plus abouti grâce à cette nouvelle technique.

Il se revendique d’un style inspiré de l’univers de Kirby, dont l’éternelle quête philosophique du bien contre le mal se joue sur fond d’univers aux étoiles et galaxies infinies, peuplés de super-héros ou super-vilains, « après tout, l’univers est vaste tout comme les créatures qui doivent l’habiter ».
Plus récemment, sont apparues de grosses figures abstraites colorées et détourées de noir telle une bulle de bd, où un œil ou plusieurs semblent vous observer. « L’oeil qui voit tout mais qui peut aussi nous tromper » sur le sens caché des choses, leur signification réelle, tout est affaire d’interprétation.

PRO176 fait partie des grands noms de la scène de l’art contemporain urbain. Ses œuvres sont exposées dans des grandes capitales telles que Paris, Londres, Bâle ou Bruxelles.

C215

C215 alias Christian Guémy est un artiste urbain, pochoiriste français né en 1973. Il vit et travaille en région parisienne (Vitry sur seine) depuis 2006. C’est d’ailleurs dans cette ville que l’on peut admirer le plus grand nombre de ses réalisations. Il s’est d’abord initié au graffiti, qu’il a délaissé rapidement pour se consacrer au pochoir.

L’élément déclencheur pour lui fût un chagrin d’amour. Il se sépare de sa femme et ne peux voir grandir sa petite fille de 4 ans jour après jour. Décidé à lui montrer qu’il pense malgré tout à elle au quotidien, il va réaliser un dessin de son ancienne conjointe puis de sa fille Nina sur une façade de son quartier. Un événement qui marquera le début de sa carrière en tant qu’artiste peintre urbain. Sa fille, et plus largement l’univers de l’enfance, vont être parmi ses sujets de prédilection, toujours présents dans son œuvre, mais C215 va aborder d’autres thèmes plus universels.

Toujours dans une optique humaniste, C215 va s’intéresser à ceux qui sont marginalisés, laissés pour compte dans la société afin de les mettre en lumière dans l’espace public. Les anonymes deviennent les vedettes de ses pochoirs. Il touche également à des imaginaires plus légers et se plait à dessiner des couples amoureux ou des animaux, en particulier des chats. Les œuvres de C215 sont principalement à tailles humaines pour être au plus proches du réel et des passants, à l’exception de certaines créations murales plus imposantes. Il va s’en dégager des couleurs étincelantes et un éclairage particulièrement travaillé. On va percevoir le caractère de ses modèles à travers les traits et les expressions qui sont dépeints. Les visages s’animent et soufflent un vent de poésie sur la ville.
Autre défi que relève l’artiste : marquer la présence des personnages illustres dans la ville d’aujourd’hui, ses pochoirs colorés réaffirment la présence sensible et quotidienne de ces grandes figures dont les passants croiseront le regard vif et saillant au détour des rues. Artiste engagé, C215 vous vous invite ainsi à plonger dans les destins extraordinaires de personnalités qui ont, par leurs actions, incarné le destin de leur pays.

Pour l’artiste le street art doit se confondre avec son environnement, dialoguer avec les éléments qui le composent et faire preuve d’un véritable esthétisme. Sa référence première n’est autre qu’Ernest Pignon Ernest, figure tutélaire de l’art de rue en France. Son travail a dépassé depuis lors la capitale et sa banlieue et s’étend au monde entier, aussi bien dans la rue qu’au sein des musées. On le reconnaît à sa signature graphique, symbolisant un cube dans lequel est inscrit son blaze (nom ou signature pour un street artist) C215.

Figure emblématique de l’art urbain, il est exposé aux quatre coins du monde : San Francisco, Paris, Barcelone, Londres, New-York, Sao Paolo, au sein d’établissements prestigieux Français : Le Panthéon, l’Institut Pasteur, et revendique une « œuvre accessible, qui fédère » : il faut « une jouissance pleine et immédiate » de son travail « même pour quelqu’un qui ne possède pas les codes du graffiti ou de la pop ».

JEF AEROSOL

Jef Aérosol, en un seul nom, l’univers nous est donné. On peut déjà entendre la bille qui résonne contre les parois de la bombe de peinture et sentir le solvant libéré en spray.
Né à Nantes en 1957, Jean-François Perroy alias Jef Aérosol, est un artiste peintre et graffeur français. Il appartient à la première vague des street artists qui ont développé l’art du pochoir dans les années 1980, les pionniers du genre à cette époque, portés par le mouvement hip hop qui émerge. Blek Le Rat, Miss Tic ou Epsylon Point, autant de noms qui sont aujourd’hui considérés comme de véritables icônes et pères fondateurs de l’art urbain.

Dans toute la France, on voit émerger sur les façades des personnages dont seule la silhouette noire permet de leur donner vie. Jef Aérosol débute à Tour, Orléans ou Lille avant de s’attaquer à Londres, Rome, Lisbonne ou Bruxelles… Ce goût de la rue, Jef Aérosol le doit au mouvement punk qui fait alors du bruit en 1980, un pogo culturel qui entraîne sur son parcours les artistes venant différents horizons.
Avant de débuter sa carrière, Jef Aérosol était alors professeur d’anglais, mais son appétence pour la musique et l’art en général le pousse doucement à changer de voie. Il s’inspire des affiches et de l’iconographie rock, étant lui-même membre d’un groupe, et va puiser parmi les figures du genre, à base de Clash ou de Bob Dylan, ainsi qu’auprès des pochettes vinyles.
Lorsque que l’artiste se lance dans l’art éphémère, la musique n’est cependant pas son unique moteur créatif. Au-dessus de lui, plane de grands noms tels qu’Ernest Pignon Ernest ou Georges Rousse, artistes indétrônables dans le maniement des surfaces murales.

Au commencement, les sujets de ses pochoirs ne sont autres que l’artiste lui-même, des selfies de Jef Aérosol. Par la suite il va ré exploiter les personnalités de la rock génération, Elvis Presley ou Jimmy Hendrix, et figer leurs portraits entre deux ruelles, mais vedettes ou non vedettes, tout un chacun devient VIP (Very Important Pochoir) à ses yeux. C’est ainsi qu’il va prendre pour modèles les musiciens qu’il croise dans les rues, les passants et les peindre.

Son œuvre rencontre un franc succès et est particulièrement reconnaissable par la flèche rouge qui accompagne tous ses dessins, mais qui ne connait pas encore d’explication précise. On retiendra notamment son pochoir « Sitting Kid », symbolisant un jeune enfant seul et replié sur lui-même. Un motif qui a fait le tour du monde, atteignant désormais la muraille de Chine.
Mais la distance n’est pas sa seule victoire. Sur un mur de Paris, faisant face à la fontaine Stravinsky de Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely, un visage nous regarde, les yeux saillants en nous signalant clairement qu’il est temps de se taire. « Chuuut » est l’œuvre la plus grande jusqu’alors de Jef Aérosol, mesurant 350 m2 (22 x 14 m).

NASTY

Français, Nasty est né en 1975. Quand sa mère lui offre un livre sur le street-art, c’est la révélation. Il commence à graffer à Paris en 1988, il a 13 ans.
Passionné par le mouvement hip hop et fasciné par les street artistes New Yorkais, Nasty oriente son travail sur les lettres simples et les couleurs acidulées, se faisant remarquer en peignant des fresques hautes en couleurs sur les trains de Paris. Il travaille surtout sur la typographie de son nom, jouant sur les associations de couleurs, de formes et d’effets.
Très vite, son blaze apparaît un peu partout dans les tunnels du métropolitain, sur les quais de Seine et le long des voies ferrées ; tous les éléments caractéristiques de l’esthétique urbain qui deviennent ses supports de prédilection.

Début 90, il rejoint le collectif AEC (Artiste en Cavale). Ensemble, ils élaborent une stratégie et décident de privilégier leurs actions où leur travail sera le plus visible.
Ce sont ses œuvres sur les plaques de métro qui marquent la transition de Nasty depuis la rue vers le travail en galerie où il met en scène ces fameuses plaques en émail de la RATP, mais aussi les plans du métro et les briques en céramique.
Ceux sont des « morceaux » de Paris qui sont alors exposés, comme les témoins d’une époque.

Il a participé à la prestigieuse Collection ADG exposée en 2009 au Grand Palais Paris, a travaillé sur de nombreux projets publicitaires (1664, Mercedes, Bnp Paribas, Coca-Cola, Bic, Nestlé…), à l’exposition Belleville de la Maison Guerlain, French Invasion à Los Angeles et dans l’univers des « Artoys » ; Kidrobot ou encore Toy2R à Hong-Kong.

MARKO93

Marko93 trace ses premiers traits sur les murs de la ville qui l’a vu grandir, Saint Denis. Fin des années 1980, moment où le mouvement Hip Hop émerge et s’ancre rapidement dans les périphéries des grandes villes, Marko adopte le graffiti comme moyen d’expression. C’est l’époque des murs des cités, des terrains vagues, des voies de chemin de fer où il pose ses peintures, ses bombes, et livre des tranches de vie de cette banlieue qui l’habite.

Grands enchevêtrements de lettres, scènes réalistes, caricatures ou free-style, il apprend à maîtriser toutes les techniques. D’abord influencé par les styles américains, il se forge rapidement une identité propre avec la découverte de la calligraphie arabe, qu’il s’approprie et réinvente au début des années 1990. Avec le « calligraffisme », le calame devient une bombe dont il adapte l’embout ; le geste, toujours ample et précis, devient plus nerveux. Ce style abstrait, qui mêle calligraphie, urbanité et spontanéité, l’impose comme une figure incontournable de la scène graffiti.
Mais si le Street Art entre dans les galeries à la fin des années 1990, Marko arpente le monde et découvre de nouveaux horizons picturaux et humains. Des murs, il passe également à peindre les corps. Ses figures, complexes et aériennes, couvrent les danseurs des clubs de Rio à Hong-Kong.

Le début des années 2000 marque un tournant, son art s’affirme. Jouant avec les dernières technologies, s’appropriant les effets de persistance rétinienne, Marko réinvente, perfectionne et popularise le procédé du light-painting effleuré un demi-siècle auparavant par Man Ray et Picasso sur photo, construisant ses premiers tableaux faits de gestes, de couleurs et de lumière. Il est le premier à développer le live instantané (real-time-vidéo), technique unique pour peindre l’espace en direct, lui permettant de performer et d’investir des lieux aussi éclectiques que le Palais de la Princesse des Emirats arabes à Dubaï, la scène d’un spectacle à Bombay, le prestigieux Mondial de l’Auto ou encore le mur du Ministère de la culture à Paris. Marko intervient aujourd’hui dans le monde entier.

Résidences artistiques, collaborations, interventions murales, vidéo en light painting, animation d’ateliers, il sème son esthétique unique et sa sensibilité éclairante aux quatre coins du monde, au travers de commandes institutionnelles ou privées.

QUIK

Lin Felton aka QUIK est né dans le quartier du Queens, New-York, en 1958. Sa fascination pour le monde du street art a commencé lorsqu’il a vu les premières rames du métro new-yorkais recouvertes de tags. Dès l’âge de dix ans, il commence à poser son tag un peu partout dans les rues de son quartier. Puis, il se fait connaître en inondant de graffitis des vagons new-yorkais. Très engagé socialement, ses graffitis dénoncent les discriminations raciales et la violence urbaine.

Dans les années 80, il côtoie Futura2000, Seen, Crash, Blade. C’est d’ailleurs Futura2000 qui l’initie au monde des galeries et qui l’encourage à réaliser ses premières peintures sur toile. Il expose pour la première fois à New-York à la Fun Gallery et au Mudd Club.
Puis, après 3 ans d’études au Pratt Institute de New-York, et à la Parsons School of Design, il est repéré par Kornblit Yaki, un marchand Amsterdamois célèbre notamment pour avoir soutenu l’artiste Futura 2000.
Au début des années 90, il s’exile dans cette ville, où ses œuvres sont exposées avec succès. Ses graffitis sont composés de couleurs vives, brillantes et ses personnages ont des visages de dessins animés avec des grimaces très expressives.

Quik est devenu aujourd’hui un incontournable sur la scène du street art internationale.
Il a déjà participé à des centaines d’expositions, dans des galeries et des musées renommés.
Ses travaux figurent dans de prestigieuses collections : le Studio Museum de Harlem, le Museum of the City of New York, le Groninger Museum in Amsterdam et bien d’autres.